Le même refrain

Essai Decron Agen Toulouse 2014

Cette saison, les matchs se suivent et se ressemblent pour le SUA. Dans un Armandie (quasi) plein, les joueurs agenais se sont donnés sous une pluie torrentielle, mais encore une fois un manque d’intelligence tactique les a privés d’une victoire qui leur tendait pourtant les bras.

Défaits par Bayonne en ne tentant pas par 2 fois la pénalité de la gagne, défaits à Castres en manquant la pénalité du nul, défaits à Pau en ne sachant pas sortir de leur camp durant les 10 dernières minutes alors qu’ils menaient au score, rattrapés par le Racing à la U Arena en gérant mal la fin de match, et donc défait hier par Toulouse en refusant de choisir une mêlée à 8 contre 7 à 5m de la ligne sur la sirène.

Cela commence à faire beaucoup pour une équipe qui accroche tout le monde mais qui ne sait pas gagner (coucou l’USAP 2018). Dans une partie de gagne terrain, c’était à qui fera le premier en-avant. Ce fut équilibré de ce point de vue là. Le match fut un enchaînement de mêlées et de chandelles. La différence vient surement de cette 1ère mi-temps, où les agenais basculèrent avec seulement 2 points d’avance (8-6), les toulousains estimant s’en être bien sortis, avec le vent contre.

Le premier tournant du match venait de la dernière action avant les citrons. M. Charabas levait le bras pour signaler un hors jeu toulousain 30m face aux perches après un ballon par-dessus récupéré par Xavier Chauveau. Jouant l’avantage, Léo Berdeu tapait au pied sur l’aile de Valentin Saurs. Un joueur toulousain cafouillait la balle et les agenais récupéraient la possession. L’avantage était logiquement terminé. Les agenais allaient bénéficier sur l’action suivante d’une pénalité en coin… Non tentée, ils allaient en pénaltouche mais le lancer en fond d’alignement (alors qu’il y avait des bourrasques de vent), n’était pas droit.

Agen, qui est la 2e équipe la moins précise de Top14 dans les tentatives de pénalités/transformations venait de laisser filer 5 points (la transformation en coin manquée par Léo Berdeu, et donc cette pénalité terminée sur avantage 30m face aux perches à la 39e). 5 points qui manquèrent cruellement en fin de match (à 13-13, la dernière pénalité aurait pu être tentée) tandis que Toulouse fit un 3/3 sur coups de pied.

En 2e mi-temps, Toulouse allait parfaitement occuper le terrain avec le vent dans le dos. Les agenais allaient rester dans leur camp durant 30 minutes. Incapables de ressortir le ballon que ce soit à la main ou au pied. Toulouse, sur leur seule action offensive du match, allait marquer un superbe essai suite à un jeu au pied par dessus de Holmes, bien prolongé au pied par N’Tamack pour son ailier.

Pourtant, alors que le public agenais pensait que ce serait impossible d’aller chercher autre chose qu’un bonus défensif, dans les 10 dernières minutes, le SUA remis enfin la main sur le ballon, et à force d’enchaîner les temps de jeu sans faire d’en-avant, allait même obtenir une pénalité sur les 50 mètres. Raphaël Lagarde entré juste auparavant, et auteur d’une superbe rentrée (une magnifique passe après contact puis un jeu au pied pour lui-même récupéré) trouvait la touche sur les 5m adverses.

Armandie redonnait de la voix, c’était une vrai balle de match. Le lancer était assuré, la coquotte agenaise se mettait en place, bien aidée par l’apport de nombreux 3/4. Le maul partait en crabe sur 20 mètres, et au moment où il commençait à se désaxer, les toulousains faisaient ce qu’on appelle “une faute intelligente”. Une faute déclenchée assez tôt pour ne pas être considérée comme une faute intentionnelle pour empêcher un essai. M. Charabas décidait de donner simple pénalité.

Le talonneur toulousain ayant pris une carton jaune sur l’action précédente pour un plaquage haut, peut-être fut-il logique de choisir la mêlée à 5m à 8 contre 7 ? Hélas, dans un élan de précipitation, les agenais choisissaient la pénaltouche, et Lagarde dévissait de 20cm en ballon mort. Agen venait d’offrir aux toulousains leur cadeau de Noël.

S’en était terminé pour Agen, qui enchaîne ainsi une 3e défaite à domicile et voit se rapprocher un peu plus le spectre de la ProD2. Incapables de renverser les matchs quand ils en ont la possibilité, incapables de faire basculer les matchs en leur faveur dans les moments clés, il ne leur reste certainement qu’une dernière chance pour espérer se maintenir : battre le LOU à Armandie dans 15 jours et aller gagner à Bayonne en suivant. Sans cela, le SUA pourra déjà préparer sa future saison à l’échelon inférieure. Et on pourra alors parler d’un immense gâchis… Hier, Brive et Bayonne ont engrangé 2 points, et aujourd’hui, le Stade Français peut revenir sur nos talons s’il bat Pau. Si l’espoir fait vivre, c’est surtout les victoires qui font se maintenir, et le SUA ne semble pas en capacité de forcer son destin. Il reste 15 matchs pour aller chercher l’impossible. Allez Agen !

Crédit photo : Thierry Breton – Sud Ouest

2 Replies to “Le même refrain”

  1. Salut, je ne suis pas tout à fait d accord avec le terme gâchis. Prendre un point face au stade toulousain ça n arrive pas souvent. On parlerait de gâchis si l on avait un effectif et un budget supérieur. Pour l instant notre classement est logique.
    Pour le match, c était une bouillie de rugby avec un arbitrage en mêlé illisible. Notre triangle arrière a livré une prestation nullissime, mauvais replacement, en avant, tout y était.
    Contre nous les grosses écuries gèrent et peuvent être en dessous de leur niveau. En seconde mi-temps nous n avons pas passé la ligne des 50 avant la 77ème!

    1. Dans l’absolu oui prendre 1 point contre Toulouse c’est bien. Mais vu la physionomie du match et les conditions météos qui ont nivelé les valeurs. c’est au moins 1 point de perdu voir 3. Brive a pris 4 points contre Toulouse…

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